Bon, pour les trois qui suivent pas, John Carpenter, le réal de They live (Invasion Los Angeles dans notre belle langue) est un de mes réalisateurs préférés. They live n'est pas mon préféré, il a toujours tendance à m'endormir sur la toute fin, et je lui préfère Prince of darkness, Halloween, Assault on 13th precinct ou In the mouth of madness. Le film vaut pour trois moments d'anthologie : une hallucinante scène de guérilla urbaine, ou des policiers masqués détruisent un camp de SDF ; la révélation au héros que notre monde n'est qu'une illusion, et que des extra-terrestres nous contrôlent au moyen de messages subliminaux ; et, de quoi faire bisquer nos amis geeks, une des plus longues scènes de combat de l'histoire du cinéma (si l'on excepte les wu xiao pan). Et toujours pour ceux qui ont du mal à suivre, Jonathan Lethem est un peu devenu un de mes écrivains préférés ces derniers temps. Alors Lethem écrivant sur Carpenter, ça ne pouvait que me plaire. Oui... mais non. Oui, parce que Lethem porte un regard érudit sur le film, y voyant des parallèles avec Philip K. Dick (forcément), Alfred Hitchcock, L'année dernière à Marienbad ou Marvel Zombies. Non, parce que d'emblée il prévient n'avoir jamais été fan de Carpenter, et se fait souvent moqueur, ramenant le film à son statut de série B, certes visionnaire, mais surement par accident. Ce qui illustre bien le fait que John Carpenter est largement déconsidéré aux Etats-Unis quand en France il fait la couverture des Cahiers du Cinéma. Peu de chances que le livre soit un jour traduit en France. Ne te reste plus qu'à te rabattre sur le film, pour avoir un aperçu de notre monde d'aujourd'hui, pas vraiment éloigné de l'Amérique de Reagan que le film dénonçait.




2 commentaires:
Je n'ai aucun avis sur Carpenter, dont j'ai seulement vu NewYork 1997 il y a une vingtaine d'années, et j'avais adoré (les bras de Kurt). Je vais peut-être devoir me pencher sur son oeuvre, mais juste peut-être, parce que j'arrive pas à combler mes nombreuses autres lacunes.
(Là aussi tu n'as rien à dire et tu cites ton mari ?)
Puisque tu aimes les gros bras (et la barbe) de Kurt Russel, tu peux revoir New York 1997 (Escape from N.Y.) et enchainer sur sa suite/décalque (c'est grosso modo le même film avec une fin encore plus jouissive) Los Angeles 2013 (Escape from L.A.). Après tu regardes The Thing, toujours avec la barbe de Kurt, et tu prévois un gros oreiller et une couverture parce que le film est vachement bien mais a toujours tendance à m'endormir (toutes ces étendues glacées me donnent envie d'entrer en hibernation). Et tu finis par Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (Big trouble in Little China), une grosse connerie 80's d'aventures avec décors en toc et effets spéciaux tout pourris, sans la barbe de Kurt, mais avec ses gros bras musclés et luisants de transpiration.
Plus ceux cités dans l'article. Et j'ai fait le tour.
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